• 26 avril 1969 : à 79 ans, Charles De Gaulle, Président de la République française, se retire de la vie politique.

    Décembre 1980 : à 74 ans, Léopold Sédar Senghor, Président du Sénégal, se retire de la vie politique.

    Fin 1985 : à 63 ans, Julius Nyerere, Président de la Tanzanie, se retire de la vie politique.

    Mi-1999, à 81 ans, Nelson Mandela, Président de l’Union Sud-Africaine, se retire de la vie politique.

    Juin 2012, à 87 ans, Paul Vergès, sénateur de la République française, se retire de la vie politique…mais ça, ce n’était qu’un rêve !

    Charles Durand

    Le Brûlé – Saint-Denis.


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  • Courrier adressé au journal Le Monde.

    Dans votre édition datée du 22 juin, en bas de la page 12 une infographie intitulée « la gauche domine les lieux de pouvoir » qui appelle de ma part deux observations :

    -      Sur la forme : le parti pris de représenter les durées d’exercice des pouvoirs dans les différents « lieux » sur des cercles concentriques induit des surfaces colorées de deux façons (droite en gris, gauche en noir) non comparables d’un « lieu » à l’autre. Ainsi les départements et les régions apparaissent en noir sur près de 8 ans en donnant un message visuel (une surface noire) aussi important que les 14 ans de présidence de la gauche de 1981 à 1995. Une représentation sur quatre lignes parallèles eut été préférable en préservant une représentation des durées d’exercice du pouvoir strictement proportionnelle aux surfaces colorées.

    -      Sur le fond : il existe d’autres lieux de pouvoir non négligeables comme le Conseil Constitutionnel, le Conseil d’Etat ou la CSA dont la composition politique eut mérité d’être prise en compte ; quant à l’Europe (Commission, Parlement) elle est également déterminante dans la conduite des affaires politiques de la France ; l’omettre, c’est laisser à penser que notre pays est une île qui maîtriserait totalement son destin ; c’est entretenir, indirectement, certes, un certain euroscepticisme qui n’en a guère besoin.


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  • L’indécence publique n’est pas punie par la loi. Du moins, cette indécence-là. Dommage. Car l’organisation d’une garden-party ce 14 juillet constitue une véritable provocation. Faut-il rappeler que La Réunion arrive au second rang des 271 régions européennes avec un taux de chômage colossal de 58,5% pour les jeunes de 15 à 24 ans ? Des jeunes qui ne sont pas conviés à la garden-party, bien évidemment. D’après la presse locale, les services préfectoraux excipent du fait que la manifestation aurait été financée grâce à une recette exceptionnelle. Je serais curieux de savoir comment la Cour des comptes va apprécier le fait qu’un ordonnateur puisse affecter directement une recette à une dépense plutôt que d’abonder le budget général de l’État. Au demeurant, je doute fort que cette entorse aux règles de la comptabilité publique passe le cap des contrôles de la Direction des Finances publiques. Mais au-delà de ces considérations « comptables », il reste que la dépense publique liée à l’organisation de la garden-party est bien réelle et alourdit ainsi les déficits publics et aurait dû être évitée. Une recette exceptionnelle est toujours la bienvenue, mais il n’est pas urgent de la gaspiller aussitôt dans des agapes bien inutiles. Rappelons qu’au niveau national il n’y a pas de garden-party à l’Élysée pour la seconde année consécutive. Le « droit » d’organiser une grande fête par an, avancé par la préfecture, ne vaut pas obligation en pleine période de réduction des dépenses de l’État. Que cette garden-party soit cautionnée par un ministre d’un gouvernement de gauche n’arrange rien, au contraire. L’endroit (les jardins de l’ancien palais du gouverneur), la sélection des invités et tout le faste qui entoure cette manifestation rappellent singulièrement les soirées gubernotariales du « temps béni de la colonie »…Pourtant, les citoyens attendent que leurs élus et leurs responsables échangent et travaillent ailleurs que dans des pince-fesses dispendieux. Ces élites de la Nation seraient-elles sourdes aux grondements qui s’amplifient ? Non, pas l’orage dans les Hauts! Non, pas les roulements de tambour de la fête nationale ! Non, la grogne des centaines de milliers de familles qui ne ramassent que les miettes du festin républicain. Condamnées à mendier du travail au Pôle emploi ou auprès d’un élu clientéliste. Condamnées à subir les bureaucraties paperassières des « Caisses » et autres services publics. Condamnées à l’indignité sociale. Condamnés à l’exclusion. Alors, cette garden-party, c’est plutôt maladroit. Pire : c’est mal à gauche !

    Charles Durand

    Le Brûlé – Saint-Denis

     

    Pour les chiffres du chômage au niveau européen (hors Mayotte qui vient seulement d’être qualifiée de RUP européenne) voir le site Eurostat

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Unemployment_statistics_at_regional_level/fr 


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  • C’est le titre d’un courrier de lecteur de Alphonse H. paru dans le JIR de ce 13 juillet. L’auteur y dénonce le laxisme des autorités qui semblent répugner à appliquer la règlementation en vigueur en matière de commercialisation de l’alcool. Il termine son courrier par cette phrase sinon prophétique, du moins prémonitoire : « et si…une institution ne faisait pas son travail . Qui ? Et…pourquoi ? Et si on parlait de corruption ? ». Corruption ! Un gros mot ? Peut-être pas quand on lit en page 8 du JIR de ce 15 juillet, à propos de la garden-party, soi-disant financée par une recette exceptionnelle, que « le buffet sponsorisé entre autre par Porcidou, Laurent-Perrier ou les Brasseries de Bourbon, pouvait dès lors être pris d’assaut. ». Pas très futé de la part du représentant de l’Etat d’accepter ce genre de parrainage et de s’en prévaloir. En 2011, la garden-party du 14 juillet n’avait rien coûté au contribuable – la préfecture dixit – grâce à des sponsors, sans autre précision. Alors, Monsieur Alphonse H., pas besoin de vous faire un dessin. Vous avez compris…Tant pis pour tous ceux qui perdront la vie ou seront gravement blessés dans un accident de la circulation ou dans un conflit entre personnes suite à un excès de consommation d’alcool. Votre combat, notre combat contre ce fléau est à la recherche de…sponsors !

    Charles Durand

    Le Brûlé – Saint-Denis.


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  • Depuis que les humains ont mis les pieds sur notre île, ils n’ont eu de cesse de détruire son milieu naturel. Sur terre comme dans l’océan proche. La liste des agressions humaines est interminable et se poursuit activement. Le classement des « Pitons, cirques et remparts » au patrimoine mondial par l’Unesco ne doit pas faire illusion : ces pitons, cirques et remparts n’ont été préservés que par leur caractère inaccessible. Tout le reste a été consommé, gaspillé, détruit à jamais pour des besoins immédiats. Cueillette, chasse, pêche sans limite ayant entraîné très vite la disparition d’espèces endémiques. L’exploitation des forêts pour la construction, la cuisson des aliments puis le défrichement massif pour des cultures rentables (café, canne à sucre) ont accentué l’œuvre destructrice de l’homme. L’importation d’espèces végétales et animales associés à une pression de l’habitat, de l’urbanisme et des infrastructures ont conforté les agressions. Plus récemment, la rapide transformation de l’île en déchetterie à ciel ouvert (voir le site www.bandcochon.re pour s’en convaincre) et le déversement permanent d’eaux polluées dans l’océan parachèvent les dégâts. Face à ce triste bilan, des actions ont fini par voir le jour en 2007 pour remédier, en partie, à ces agressions massives et permanentes. Le Parc national (site http://www.reunion-parcnational.fr/) et la réserve marine (site http://www.reservemarinereunion.fr/). Mais les dégâts de 350 ans de présence humaine ne vont pas être réparés en 5 ans ni même en 50 ans. Il faut quelques heures pour anéantir des coraux. Il faut des dizaines d’années pour obtenir une recolonisation, si tant est qu’on y arrive. Il ne s’agit pas de vouloir rétablir la Dina Morgabin des origines mais de préserver l’avenir de l’homme sur notre île. Et cet avenir passe par une préservation maximale de ce qui subsiste. Et qu’on ne vienne pas invoquer de soi-disant traditions que ces actions salvatrices bousculeraient. Lorsque que je suis arrivé fin 1965, il n’y avait pas l’ombre d’un camion-bar dans le Grand Brûlé. Ils sont apparus très récemment, dans les années 1990. De même, en 1965, le dimanche matin à 10h à Boucan Canot, il y avait une demi-douzaine de touristes qui se doraient au soleil, les quelques petits pêcheurs du coin leur ayant expliqué que des courants dangereux exigeaient la plus grande prudence avant de se tremper. La piscine d’eau de mer étant vivement recommandée par les rares habitués. Il devient urgent que les Réunionnais, toutes origines confondues, respectent la vraie tradition créole qui consiste à regarder l’océan avec respect comme étant un milieu hostile. Une extension de la réserve marine à toute la côte, y compris bien sûr au niveau du projet délirant de nouvelle route du littoral, est la seule solution viable pour notre avenir d’humains sur cette île tropicale. Quant aux activités nautiques des humains il faut les rapatrier sur la terre ferme (piscines, parcs aquatiques et autres) à condition que cela respecte l’environnement, ce qui n’est pas gagné…Quant à l’éradication des requins, elle est impossible, l’océan étant « ouvert ». Faire croire qu’en affichant un tableau de chasse de 10, 50, 100 requins amènerait une once de sécurité supplémentaire pour les activités nautiques est criminel. Simple gesticulation politique irresponsable de court terme.

    Charles Durand

    La Brûlé - Saint-Denis


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