• Peut-on bénir des mariages homos ?

    La presse locale s’est fait l’écho il y a quelques jours de la bénédiction du matériel de coupe de la canne à sucre pour la campagne qui vient de commencer. Pourquoi pas ? On bénit aussi les motards et bien d’autres personnes, des animaux ou encore des objets, fussent-ils destinés à donner la mort comme les avions de combat. C’est une pratique quotidienne et générale dans la religion catholique. Alors pourquoi pas les mariages de personnes de même sexe quand elles le désirent ? Il y a quelques années, j’ai assisté à la bénédiction du mariage civil d’une célibataire et d’un divorcé à la cathédrale. Comme je m’étonnais qu’un prêtre puisse bénir une telle union, le Dominicain qui officiait me répondit qu’on bénissait des armes et des chars d’assaut et qu’il ne voyait pas pourquoi l’amour de deux personnes ne serait pas béni. Troublé par cette réponse « osée » j’ai quand même joué les Saint-Thomas en vérifiant dans le catéchisme officiel de la religion catholique. Et, en effet, les paragraphes 1671 et 1672 précisent bien que « parmi les sacramentaux figurent d’abord les bénédictions (de personnes, de la table, d’objets, de lieux)…comme par exemple…les vases, les vêtements sacrés, les cloches… ». Par ailleurs, rappelons que l’Église catholique affirme haut et fort que Dieu est amour. Dès lors, on ne voit pas pourquoi le mariage de deux personnes qui s’aiment ne serait pas béni. Il ne s’agit pas de tolérance mais de cohérence. Toutefois, il convient de bien préciser que le mot « mariage » utilisé dans les textes officiels civils récents est fort ambigu. En effet, dans la religion catholique le mariage a un sens bien particulier. Il s’agit de l’un des sept sacrements et « …ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement de mariage en exprimant devant l’Église leur consentement » (paragraphe 1623 du catéchisme). Dans ce domaine précis de la religion, il appartient aux seules autorités ecclésiastiques de décider des conditions exigées pour donner ou refuser les sacrements. En ce qui concerne les bénédictions, la pratique montre que leur éventail est fort large et peu exigeant, assurant ainsi une grande cohérence avec le commandement de Jésus-Christ : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean-15,12). Quant à ce qui passe sous la ceinture, je laisse à ceux que cela préoccupe un peu trop, le conseil de songer à se demander pourquoi ils n’arrivent pas à se délivrer de cette obsession.

     

    Charles Durand

     

    Le Brûlé – Saint-Denis

    « Indécences publiques.Indéfendable RSTA. »

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :