• La grand’mère devenue fée.

    Ce qui suit est un petit extrait de la « gazette du père Kal ».

    Kriké kraké. Vi souviens comme ça lé loin…Dans l’île Bourbon du temps longtemps, Grand’mère Kal taquinait nos narines en faisant griller son café. Le puissant parfum du café coulé dans la grègue embaumait la case et le voisinage. C’est l’odeur pointue qu’a fait Grand’mère Kal ! Cette Grand’mère Kal faisait aussi trembler les enfants turbulents qui s’essayaient à lui demander l’heure : Grand’mère Kal quelle heure il est ? Mais l’heure de Grand’mère Kal est désormais bien dépassée. En quelques années Grand’mère Kal s’est transformée en Fée Kal. Ainsi les odeurs qui montent des déchetteries, des épandages, des stations d’épuration et des immondices qui décorent l’île des « cirques, pitons et remparts » sont « matières » à soucis pour les riverains. Une visite sur le site www.bandcochon.re et nos 2600 cochonneries vous convaincra ! D’autres odeurs peu ragoutantes montent des prétoires, des palais, des pyramides à l’endroit ou inversées, des hôtels de ville et de passe-droits. Ça sent la peau de banane, la vénalité et le cumul, le sacre du copain, la magouille et l’Etat marron… Probablement du fait que dans ces enceintes les « matières » traitées et maltraitées évoquent plus la fée Kal que ce qu’a fait Grand’mère Kal.

    Adieu donc, Grand’mère Kal ! Bonjour Lady la fée Kal !

     

    Charles Durand – Le Brûlé (dans l’île « Fée Kal »)

     

    « Vivement un dictionnaire français-créole.Consommez ! La facture suivra. »

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